Processus de médiation
Christel HOFFMANN est médiateur, diplômée de L'IFOMENE (Institut de Formation à la Médiation) de la Faculté Catholique de Paris, elle est titulaire du Diplôme Universitaire (DU) de médiateur, obtenu après deux années d'études universitaires à Paris. Il lui est strictement IMPOSSIBLE d'intervenir dans le cadre d'une affaire comme avocat et comme médiateur, le médiateur étant indépendant, neutre et impartial.
Le médiateur est là pour vous aider à tout moment de votre vie et à tout moment d'un conflit
La médiation repose sur un principe de LIBRE ADHESION des parties, personne ne vous obligera à entrer dans un processus de médiation. Si vous décidez d'essayer une médiation, vous pourrez parfaitement quitter le processus de médiation à tout moment, vous êtes parfaitement LIBRE.
La médiation est toujours PROPOSEE elle n'est jamais IMPOSEE aux parties, puisqu'elle repose sur un principe fondamental qui est celui de la libre adhésion de chacun.
Par conséquent vous n'avez rien à perdre à essayer ! mais vous avez tout à gagner d'une médiation !
Sachez qu'en cas d'arrêt de la médiation, ou en cas d'échec du processus de médiation, le médiateur n'a pas le droit d'indiquer qui est responsable de l'arrêt ou de l'échec de la médiation. Il est en effet soumis au principe de CONFIDENTIALITE, qui est l'âme de la médiation.
La médiation peut être tentée par les parties à tout moment : avant tout procès, en cours de procès, en fin de procès et même en appel. Elle peut concerner le litige dans son entier ou seulement certains points pour lesquels vous avez besoin d'un tiers pour vous aider à trouver un accord.
Ce n'est pas parce que le juge n'a jamais proposé de médiation au cours d'un procès, que vous ne pouvez pas de votre côté prendre l'initiative d'une médiation.
Par exemple, si vous êtes en train de vous séparer du père ou de la mère de vos enfants vous pouvez saisir un médiateur :
- Avant la séparation (pour trouver un bon accord et éviter un conflit inutile)
- A un moment où il n'existe plus aucune communication entre vous et que vous avez besoin de l'aide d'un tiers extérieur pour renouer le dialogue
- Après des mois ou des années de conflits et de disputes qui vous épuisent et détruisent l'équilibre psychologique de vos enfants
- Même si un jugement a déjà été rendu et que son application au quotidien ne vous satisfait pas.
Comment se déroule en pratique la médiation ?
Le médiateur prend le plus souvent contact avec l'autre partie par téléphone, afin d'essayer de le convaincre d'entrer en médiation, le médiateur lui explique les grands principes de la médiation et l'intérêt qu'il pourrait en tirer.
Le médiateur rencontre individuellement chacune des parties (= chacun des médiés), afin d'entendre leur version des faits et des problèmes rencontrés, de les connaître et de découvrir leurs besoins…
Le médiateur organise ensuite les réunions avec les médiés.
Combien faut-il de réunions pour avancer ?
En matière familiale souvent 2 à 3 réunions permettent d'apprendre à communiquer calmement, à s'écouter réciproquement, de renouer le dialogue et également de régler l'essentiel des difficultés.
Lors de la dernière réunion plénière, un accord peut être rédigé par les parties et signé par elles, ou si les parties ont un avocat, le médiateur se chargera de faire le point directement avec les avocats respectifs et fera part de l'accord trouvé. Les avocats se chargeront de rédiger l'accord.
L'accord peut ensuite être homologué par le juge, mais ce n'est pas une obligation.
Quel est le rôle du médiateur ? Que va-il se passer lors de ces réunions ? Qu'est-ce que son intervention peut m'apporter ?
Le médiateur n'est pas là pour vous juger, ce n'est pas un juge, il ne tranche rien, il ne prend pas partie pour l'un ou pour l'autre. Il est NEUTRE, IMPARTIAL et INDEPENDANT.
Le médiateur est soumis à un principe de CONFIDENTIALITE qui est absolu, rien de ce qui a été discuté en médiation n'en sortira, les médiés sont aussi tenus à cette confidentialité. Ce principe de confidentialité est l'âme de la médiation. En effet, comment espérer se livrer et aborder des problèmes de fond ou des difficultés très personnelles sans cette garantie qu'est la confidentialité ?
Le médiateur a pour mission de permettre aux parties d'accoucher de LEUR SOLUTION, au fond ce sont elles qui vont trouver leur solution, c'est-à-dire la solution qui convient le mieux à leur vie, à la vie de leurs enfants. La médiation est donc aussi un processus de responsabilisation, les médiés vont se responsabiliser, puisqu'ils vont petit à petit inventer leur solution, leur nouvelle organisation de vie. Ce n'est pas le juge qui ne connait rien à leur vie personnelle et familiale qui va décider pour eux, à leur place et qui enfin va rendre une décision qui peut-être ne conviendra ni à l'un ni à l'autre.
Le médiateur est FACILITATEUR DE DIALOGUE, il doit permettre au cours de ces réunions de mettre en évidence les BESOINS des médiés. En effet, bien souvent lorsque les BESOINS des médiés sont identifiés, nommés et entendus par l'un et l'autre, les médiés prennent conscience qu'il peut exister plusieurs chemins pour satisfaire un besoin, cela permet ainsi de trouver de nouvelles voies qui n'avaient jamais été envisagées auparavant.
C'est ainsi qu'un nouvel accord, une nouvelle organisation familiale peut naître.
Être médiateur ne s'improvise pas, le processus de médiation est réglé dans les moindres détails du début à la fin, même si les médiés ne s'en rendent pas forcément compte.